Adopter une démarche FinOps pour réduire la facture Cloud de 43 %
Ce cas d'usage illustre l'accompagnement d'un groupe agroalimentaire français dans sa transition vers la gestion autonome de son infrastructure Cloud via une démarche combinée FinOps et GreenOps. L'objectif était d'optimiser les coûts, de fiabiliser les ressources avant une migration, et de suivre l'empreinte carbone. Les résultats clés incluent une baisse de la facture de 43 % en deux ans, une couverture de 95 % des ressources par des réservations, et la mise en place d'un suivi de la consommation et du bilan carbone par équipe.
Le point de départ : reprendre la main sur le Cloud
Engagé dans une démarche globale de réduction de ses consommations Cloud, un groupe agroalimentaire français a souhaité reprendre le contrôle de son infrastructure. L'objectif était de migrer progressivement d'un modèle d'infrastructure géré par un prestataire vers la gestion de son propre environnement (tenant) Cloud, tout en s'assurant que cette transition ne s'accompagnerait pas de dérives financières ou techniques.
Les obstacles avant la migration
La migration vers un nouveau modèle d'infrastructure soulevait plusieurs défis majeurs :
- Anticiper les réservations : Il était complexe de réserver des ressources à l'avance sachant que certaines seraient impactées par les migrations à venir.
- Assainir l'existant : Avant de migrer, il fallait faire le tri pour ne pas déplacer des éléments inutiles ou obsolètes.
- Structurer la gouvernance post-migration : Il était indispensable de définir de nouvelles bonnes pratiques pour éviter que les dérives de coûts ne se reproduisent à l'avenir.
Une stratégie d'optimisation sur mesure
Pour accompagner cette transition en toute sérénité, une démarche FinOps et GreenOps structurée a été déployée. Elle s'est appuyée sur des actions très concrètes :
- Engagement flexible sur les ressources : Mise à profit de la capacité des réservations Cloud à être annulées et échangées, permettant de bénéficier de tarifs avantageux sans se bloquer face aux migrations futures.
- Nettoyage technique en amont : Suppression systématique des ressources inutilisées (disques orphelins, adresses IP disponibles, snapshots obsolètes).
- Ajustement de la résilience : Désactivation de la Haute Disponibilité sur les environnements de préproduction, une zone où cette sécurité n'était pas strictement nécessaire, générant ainsi des économies immédiates.
- Mise en place d'une politique d'étiquetage (Tagging) : Pour garantir une gouvernance claire et attribuer chaque consommation à la bonne entité ou équipe.
Résultats observés
La mise en œuvre de cette démarche a transformé la gestion de l'infrastructure Cloud de l'entreprise, avec des résultats très rapides et mesurables :
| Indicateur | Situation initiale | Résultat obtenu |
| Facture Cloud globale | Non optimisée, en augmentation | Réduction de 43 % en 2 ans |
| Ressources Compute | Difficiles à anticiper et réserver | 95 % couvertes par des réservations |
| Gouvernance | Visibilité complexe multi-entités | Suivi simplifié (conso et bilan carbone par équipe) |
| Modèle d'infrastructure | Dépendance à un prestataire externe | Migration réussie vers leur propre tenant |
Transformer une contrainte technique en avantage compétitif
L'adoption de cette démarche FinOps et GreenOps représente une véritable réussite. En reprenant la main sur son infrastructure, le groupe a non seulement réalisé des économies d'échelle massives (-43 %), mais il a aussi considérablement amélioré sa maturité technique. La capacité à allier réduction des coûts et suivi fin de l'empreinte carbone par équipe est une belle démonstration d'agilité et de responsabilité. Ce projet prouve qu'une préparation rigoureuse et un alignement entre les besoins techniques et financiers permettent de transformer une migration complexe en un véritable levier d'efficacité opérationnelle et environnementale, à la grande satisfaction des directions techniques et financières.
